Le verbe avoir

pracamunicipal

O que eu lembro, eu tenho
João Guimarães Rosa*

Nous pensions à l’année perdue. Mais aussi à l’année qui vient, claro. À tous ces corps d’artistes bahianais, sur nos scènes, nos plateaux et nos écrans, qui nous enchaînent. À ces fusées photographiques de Mario Cravo Neto, qui nous manquent. À l’horizon de la baie de Bahia, scruté depuis la praça Castro Alves, qui nous fait vivre. À l’aipim frito, que nous grignotons avec une cerveja, qui nous relaxe. À la Palestine, en voie d’être moulue et engloutie par Israel, qui nous révèle impuissants. Aux sons extraordinairement dansants de Jorge Ben, qui nous enivrent et nous emportent. À la plage de Morerê, maravilhosa, qui nous obsède. Au septième art. À un extraordinaire portrait en noir et blanc de John Cale, pris par Laurence Reynaert en 1991, qui nous taraude. Au temps qui est le nôtre, dans ce cadre de Bahia, qui est aussi le nôtre.

Bahiaflâneur, à Salvador, le mardi 4 janvier 2011.
(* Ce dont je me souviens, je l’ai)

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