En attendant Mario Cravo Junior

ovelhomario3Il sculpte, peint et dessine depuis le début des années 40. Il est né en 1923. Il expose à Salvador et dans le monde entier depuis 1947. La NOUVELLE EXPOSITION, après huit années « d’absence », d’oeuvres nouvelles pour la plupart de la cinquantaine exposée, s’ouvre demain, vendredi 29 avril 2011 à 20 heures, à la Paulo Darzé Galeria de Arte. Dont une quinzaine d’oeuvres, principalement en laiton, en cuivre, en graphite, faites entre 2009 et 2011. En attendant la publication d’une longue interview que nous a accordé le « velho Mario », nous traduisons le poème intitulé « Decênio, medida inexpressiva », (« Décade, mesure inexpressive? ») qu’il a écrit le 2 février dernier, qui ouvre le catalogue publié par le galeriste.

 

Décade, mesure inexpressive ?

par Mario Cravo Junior

Dans l’histoire des hommes,
néanmoins : il y a de quoi se montrer.
Nous restons ici.
Noir et blanc sont très marqués.
Le noir garde les secrets,
mystères et tradition.
Décombres d’incendies !…
Trous et matière noire
du cosmos maintenant redécouvert
.

J’ai été gâté à rencontrer
du graphite, toujours utilisé depuis l’enfance –
crayon… Enterrements, mort, etc. etc.

Gentil carbone, frère « soft »
du diamant, est dans les mains
de l’artiste… J’ai encore
faim de découverte,
de matériaux (et d’esprits)
non connus.

Qui sait, je vais à la recherche
De « modeler » l’antimatière ?

D’uns, le temps passe promptement
D’autres, supplice de Tantale.
Du jeune, la furie enthousiasmée !…
de la persistance coordinatrice
Dans la maturation, les fruits
laissant des chances à la vieillesse
d’une vie pleine
incorporés en forme, couleur
et invention, modelés par la douleur,
les prix, les pertes et les désespoirs.

Le cours des ans, modèle
êtres, faits et paysages
dans la surréelle phase de la vie :
Avec les amis va la joie,
la force des rêves pâlit,
l’enchantement perd l’éclat
L’envie de transformer,
contenue, se met à couvert,
le fait reste rigide,
se stratifie, d’un côté ;
de l’autre est mythifié.

2 février 2011
ovelhomario1
 Decênio, medida inexpressiva ?

Na história dos homens,
no entanto: há que mostrar-se.
Permanecemos aqui.
Preto e branco são fortíssimos.
O negro guarda segredos,
mistérios e tradição.
Escombros de incêndios!…
Buracos e matéria negra
do cosmo agora redescoberta.

Fui presenteando encontrado
grafite, sempre usado desde criança –
lápis… Enterros, morte, etc., etc…

Carbono gentil, irmão « soft »
do diamante  está nas mãos
do artista… Ainda tenho
fome de descoberta, de
materiais(e espíritos) não
conhecidos.
Quem sabe, ando a procura
De « modelar » a anti-matéria?

Célere corre o tempo de uns,
Doutros, tantálico suplício.
Do jovem, a fúria arrebatada!…
Na madura fase, os frutos
da persistência coordenadora
deixando à velhice chances
de amadurecida vivência
incorporados em forma, cor
e invenção, modelados pela dor,
prêmios, perdas e desesperos.

O passar dos anos, modela
seres, fatos e paisagens
na surreal fase da vida:
com os amigos vai a alegria,
a força dos sonhos esmaece,
o encantamento perde o brilho
A gana de transformar,
comedida, resguarda-se,
o feito fica rígido,
estratifica-se, de um lado;
do outro é mitificado.

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