Le gouverneur communique avec un communicant

Il a été nommé hier chef du bureau de presse du gouverneur.
Il avait précédemment gagné quatre prix, décernés par l’Associação Brasileira de Comunicação Empresarial (Aberje). Traduit en français : le service communication de l’association nationale des très grandes entreprises privées brésiliennes. Il était depuis octobre 2010 le président du secrétariat municipal de culture de Salvador. Il y a fait pâle figure, et n’a que très rarement apparu lors des événements, séminaires, débats ou sa fonction était requise ou l’appelait. À l’occasion de sa prise de fonctions le 26 octobre 2010, il avait d’ailleurs osé déclarer : « Percebemos que a Fundação tem condições objetivas de realizar um grande projeto cultural para Salvador. (Nous percevons que le secrétariat a les moyens objecifs de réaliser un grand projet culturel pour Salvador) ». Avec 500.000 reais (200.000 euros) comme budget annuel pour la Culture, voté récemment au conseil municipal, pour une ville comme Salvador, nous pensions qu’il devait s’agir d’une plaisanterie de cocktail… Eh bien non !
Auparavant, le nommé avait été, pendant plusieurs années, le consultant pour la politique de communication des plus grandes entreprises de la ville de Camaçari, le pôle pétro-chimique situé au nord de Salvador et responsable pour environ 25% du PIB de Bahia. Avant son dernier poste, il avait dirigé le service d’attachés de presse du conseil municipal de Salvador et puis fut aussi sous-secrétaire du service de communication sociale de la mairie de Salvador. Sans oublier de nombreuses « piges » pour une télévision privée et un quotidien en vue…
Pour « communiquer » sur son action, le premier élu a donc choisi celui qui a choisi, sa carrière durant, de se taire et de confondre sa profession  – supposée – avec celui d’attaché de presse des plus offrants. Fermons le ban.

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