Gilvan Nunes, entrelacs d’un grand soleil diffus

gilvannunes1Ses toiles ne sont pourtant signées. Mais ses couleurs sont généreuses et impaires. La matière organique créée, par Gilvan Nunes, semble transpirer de toutes les pores et s’enfuir par les bords des encadrements. Elle sue tantôt vermeillon, tantôt vertement, mais toujours en parcourant d’étroits chemins, ces nervures, qui mènent vers tous les au-delà illimités de l’imaginaire propre à chacun des spectateurs. Les lignes de fuite n’existent pas. Toutes les figures semblent pressées de parcourir nuits et jours, comme des rhizomes illuminés et irradiés de denses et jamais fades colorations.
Fleurs ou chiens, cirques ou carnavals, les grandes toiles n’agissent pas avec parcimonie. Elles explosent, elles laissent suinter tels cocons ou telle méduse, et le devenir de chacun des onze grands tableaux montrés dans la galerie de Paulo Darzé, est un devenir en mouvement pour notre regard. Ou des formes en suspens, comme flottantes, souvent ovales ou rondes, laissent transpirer un certain septicisme face au monde, pendant que d’autres chemins multicolores se croisent, se dressent comme des obstacles qu’il nous faut contourner pour reprendre la voie inhérente à toute véritable création et à tout chemin personnel singulier.
Les tableaux de Gilvan Nunes interrogent ainsi tout cambrement pictural, le nient franchement et affirment que l’entrelacs mène vers les soleils, qui dans leurs vicissitudes à première vue solitaires, imbriquent le nous dans le je.

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Du 27 septembre 2012 au 27 octobre 2012. Paulo Darzé Galeria de Arte.
Catalogue édité par la Paulo Darzé Galeria de Arte, avec préface du critique Marcus de Lontra Costa.

Le 27 septembre, Gilvan Nunes (à gauche), pendant le vernissage à La Paulo Darzé Galeria de Arte

Le 27 septembre, Gilvan Nunes (à gauche), pendant le vernissage à la Paulo Darzé Galeria de Arte

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